Retour à la liste
News

À vélo pour un projet solidaire le long de l’EuroVelo 3 – Véloroute des Pèlerins !

jeudi 7 novembre 2019
Nous avons interviewé Zoheir et Malika, deux tourangeaux qui ont réalisé en juin dernier un projet participatif et solidaire, empruntant les routes de l'Eurovélo 3 pour rejoindre la ville espagnole de Saint-Sebastian au départ de chez eux, à Tours. Apprenez-en plus sur leur projet et découvrez leurs expériences de voyage dans cet article !

Zoheir et Malika ont décidé de rouler au profit de l'association "Entraide et Solidarités" située à Tours, pour laquelle ils ont créé une cagnotte. Après le voyage, les dons récoltés ont été reversés à l’association. Pour en savoir plus, n’hésitez pas à visiter leur page Facebook!

Pourquoi avoir choisi de partir à vélo ? Qu’est-ce que le voyage à vélo a de spécial, d’après vous ? Nous avons découvert le voyage à vélo pour la première fois sur les routes de la Loire a Vélo. Nous sommes partis un week-end pour commencer, de Tours jusqu’à Saumur. Après cette première découverte, nous nous sommes lancé le pari de rejoindre Pornic à vélo par la Loire. Ce voyage a été un réel coup de cœur. Le trajet était magnifique, d’autant plus grâce à la proximité avec la nature, et l’on aperçoit des choses que l'on ne verrait pas dans un voyage classique. Mais surtout, on acquiert un sentiment de liberté qui nous donne des ailes.

FB_IMG_1569252214645 (1).jpg
Vélos dans la forêt

Vous avez pédalé de Tours à San Sebastian, deux villes qui se trouvent sur le tracé de l’EuroVelo 3 – Véloroute des Pèlerins ("La Scandibérique"). Pourquoi avoir sélectionné cet itinéraire parmi les neuf EuroVelo qui sillonnent la France ? Pour cette nouvelle aventure, nous voulions combiner le plaisir que nous avions eu à pédaler sur des petites routes de campagne à celui de profiter des vacances en bord de mer. L'itinéraire est donc venu naturellement et c'est pour cette raison que nous avons choisi d'emprunter la Scandibérique qui nous mènerait jusqu’à San Sebastian où nous allions pouvoir buller sur la plage à notre arrivée.

FB_IMG_1569251810414 (1).jpg
Balisage vélo

S’agissait-il de votre premier voyage sur une route EuroVelo ? Comment avez-vous découvert EuroVelo ? Ce n'était pas notre premier voyage puisque nous avions déjà parcouru une partie de la Loire a Vélo, qui correspond à l'Eurovelo 6 – Atlantique – Mer Noire. Nous avons également pu rouler quelques km sur l'Eurovelo 1 – Véloroute de l’Atlantique lors de notre périple. C'est grâce à ce premier week-end sur les bords de la Loire que nous avons remarqué les itinéraires cyclables EuroVelo. Nous nous sommes rendus compte de la chance que nous avions à Tours car la ville permet de rejoindre plusieurs routes EuroVelo.

FB_IMG_1569252317934 (1).jpg
Quelques vaches saluant les cyclistes!

Vous rouliez au profit de l’association « Entraide et Solidarités ». Pouvez-vous nous en dire plus sur cette association? On s'est lancé dans le voyage à vélo pour notre plaisir personnel mais on a également pensé que cela pourrait être sympa de le faire pour une cause. Nous avons donc choisi l'association « Entraide et Solidarités » qui œuvre pour aider les plus démunis. En effet, elle permet à des personnes de faciliter leur réinsertion dans le milieu professionnel en les accompagnant par le biais de formations et également pouvoir les aider à se vêtir et à se loger.

FB_IMG_1569252185744 (1).jpg
A vélo dans un tunnel de briques

Qu’avez-vous pensé des conditions cyclables (infrastructure, services, informations disponibles)? Nous savions très bien en partant que l'itinéraire de l'Eurovelo 3 n'est que partiellement terminé et balisé par endroits. Nous avons été surpris de constater les différences au niveau des panneaux de signalisation selon les départements. A certains moments, l’on pouvait vraiment lâcher le téléphone des yeux et rouler au gré des panneaux, ce qui était particulièrement agréable, surtout à partir des environs de Saint-Emilion.

FB_IMG_1569252387735 (1).jpg
Etre entouré par les arbres, au milieu de la nature

Parlez-nous de vos aventures en cours de route. Quel était le meilleur moment d’après vous ? Avez-vous eu des expériences négatives ? Il y a eu plein de bons moments. On peut notamment vous raconter la rencontre avec un cyclotouriste retraité qui partait de Bordeaux pour rejoindre la Turquie et qui a été très sympathique. Certaines sections étaient particulièrement agréables, comme l'arrivée dans les Landes, via des pistes aménagées sur d'anciennes voies ferrées. L’on se sent en pleine nature, entouré d'arbres, la sensation est magique. Il y a une certaine sympathie qui rassemble les cyclotouristes, un peu comme entre motards ; on se distingue tout de suite avec nos grosses sacoches, et le fait de pouvoir partager notre expérience avec des étrangers a parfois mené à des échanges très riches, malgré la barrière de la langue. On garde quelques souvenirs plus douloureux comme les fameuses épines de pin qui ont eu raison à plusieurs reprises de nos chambres à air, ou encore la fameuse tempête Miguel qui nous a donné un petit coup au moral. Nous avions déjà enduré la pluie pendant plusieurs jours, alors le jour où la tempête a éclaté, avoir des rafales de vent de face a été vraiment difficile pour nous. Dans l'ensemble, pour 1100 km parcourus, nous n’avons eu que peu de soucis, et cette aventure reste et restera gravée à jamais dans nos esprits. Ce fut une magnifique expérience.

FB_IMG_1569252229764 (1).jpg
Réparation de vélo sur le bord de la route

Pensez-vous voyager à nouveau sur une route EuroVelo dans le futur ? Si oui, quel est votre prochain projet ? Heureux de cette belle aventure, nous sommes pressés de revivre l'excitation du voyage à vélo. Nous avons repéré que l'Eurovelo 6 – Atlantique-Mer Noire passe par Tours et pourrait nous mener jusqu'aux fameux bains de Budapest. Le rêve est à portée de main, il faut juste que notre employeur accepte de nous laisser partir au moins 5 semaines !